Apprendre des plus pauvres

 

Notre pensée et notre pratique doivent être celles où Dieu se retrouve, qu’Il ne puisse pas renier. Cela nous oblige à tirer notre connaissance des populations les plus rejetées.

Père Joseph Wresinski, Les pauvres sont l’Eglise, p. 218.

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Savoir ce que pensent les plus pauvres est l’expertise essentielle, car c’est aussi l’expertise de ce qu’attend de nous Jésus-Christ. 

Les pauvres sont l’Eglise, p. 217.

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Il faut savoir tirer notre réflexion aussi bien que notre pratique de l’expérience de la population la plus pauvre.

Non pas d’une idée que nous nous faisons de son existence, mais de son vécu quotidien réel.
Qui vit vraiment de jour et de nuit au sein des zones de misère ?
Et, si des hommes vivent là, sont-ils en état d’écoute permanente comme ils le seraient dans une université ?

Puis, dans quelle mesure de tels témoins authentiques informent-ils notre théologie ? 

Les pauvres sont l’Eglise, p. 218.

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Il ne s’agit pas de nous satisfaire de la condition des pauvres mais de la transformer en les prenant pour partenaires et pour guides.

Jésus Christ s’est identifié aux plus pauvres de son temps, il s’identifie encore et toujours aux plus pauvres en tous les temps.

C’est donc leur vie qui est aussi la sienne, qui est source de notre spiritualité.
Nous est-il possible d’élaborer une théologie de l’homme, sans partir de l’homme le plus usé par la misère ? Quelle peut être la liturgie élaborée sans la prière et le cri des pauvres ?
Si l’Eglise ne bénéficiait pas de la richesse qu’offre le monde des exclus, elle ne serait pas simplement tronquée, incomplète, inachevée dans son expression ; elle ne serait pas le corps mystique. 

Les pauvres sont l’Eglise, p. 41-42.